Pages Menu
Categories Menu

Posté on 27 Sep 2012 in Dialogues, Synode

Nouvelle Évangélisation : un prêtre du Patriarcat « expert » à Rome

Nouvelle Évangélisation : un prêtre du Patriarcat « expert » à Rome

45  « experts »  au prochain Synode sur la Nouvelle Evangélisation (Rome 7-28 octobre) viennent d’être nommés par Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des Evêques, avec l’approbation de Benoît XVI. Parmi eux, le Père Rafiq Hanna Khoury du Patriarcat latin de Jérusalem, professeur au séminaire de Beit Jala. Interview.

1)      Quel est l’origine de votre nomination en tant qu’expert du Synode ?

Il me semble que ce sont mes études de théologie pastorale et de catéchèse et mon expérience en ce domaine qui ont déterminé ma nomination. Comme le sujet du prochain Synode est éminemment pastoral et catéchétique, le diocèse a proposé mon nom pour ce service à l’Eglise universelle.

2)      Quel y sera votre rôle ?

Le rôle de l’expert est bien déterminé dans les statuts du Synode : il a pour rôle de suivre les travaux du Synode pour aider les Pères du Synode à la rédaction des rapports sur les discussions en cours et aider à formuler les propositions à remettre au Saint-Père pour l’Exhortation que le Saint Père promulguera à la suite du Synode.

 3)      Quelles sont vos attentes de ce Synode en tant que prêtre de Terre Sainte ? Et en tant que formateur au séminaire de Beit-Jala ?

Je m’attends à ce que le Synode puisse susciter une conscience vive de la nécessité de la nouvelle évangélisation dans toutes les parties du monde pour un renouveau de la foi. En tant que prêtre de Terre Sainte, j’aimerais que cette question sur la nouvelle évangélisation soit une priorité dans notre engagement pastoral, d’après nos besoins et la situation concrète de nos chrétiens en Terre Sainte et au Moyen-Orient.

En tant que formateur, j’aimerais que le Synode puisse être pour nous un encouragement pour entamer une réflexion sur le sujet. Une telle réflexion intéresse en premier lieu ceux qui se préparent au sacerdoce. Il me semble qu’il faut préparer les nouveaux prêtres pour qu’ils soient les agents à l’avenir de cette nouvelle évangélisation dans les diverses parties de notre diocèse.

 4)      La formation des séminaristes à Beit-Jala inclut-elle la question de la nouvelle évangélisation ?

Evidemment. L’année dernière, le cours de théologie pastorale a inclus une longue réflexion sur la sujet à partir  de notre situation concrète en Terre Sainte et au Moyen-Orient.

5)      Quel est le message que la Terre Sainte peut donner pour cette nouvelle évangélisation (et la ville sainte de Jérusalem) ?

Le message de la Terre Sainte pour cette nouvelle évangélisation est très fort. Nous ne pouvons oublier que le message de Jésus a retenti pour la première fois en cette terre bénie. Il s’agit de redécouvrir le message de Jésus comme BONNE NOUVELLE, qui donne la joie d’être chrétien.

Quant à la ville sainte de Jérusalem, nous ne pouvons oublier que le cœur du message chrétien est la mort et la résurrection de Jésus. Or, c’est à Jérusalem que ce mystère à eu lieu. Jérusalem adresse un message d’espérance, basée sur le mystère pascal, aux chrétiens de la Terre Sainte, aux chrétiens du monde entier et à toute l’humanité, malgré toutes les difficultés que nous affrontons.

Propos recueillis par Amélie de La Hougue