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Posté on 29 Août 2013 in Nouvelles du diocèse

Sur fond de crise syrienne, le Pape a reçu le roi de Jordanie

Sur fond de crise syrienne, le Pape a reçu le roi de Jordanie

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CITE DU VATICAN – Jeudi 29 août 2013, le pape François a reçu en audience pour la première fois le roi de Jordanie, Abdallah II. Pour cette première rencontre, le souverain hachémite était accompagné de la reine Rania et d’une délégation. La brûlante question syrienne a été abordée. Selon le Pape et le roi, seuls le dialogue et la négociation peuvent sortir la Syrie de la crise.

Radio Vatican rapporte que « la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et particulièrement la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens, et la question de Jérusalem » ont été abordées. Mais la Syrie fut bien sûr l’objet d’« une attention spéciale ». Dans un communiqué publié par le Vatican, il est réaffirmé que le pape François et le roi Abdallah II de Jordanie défendaient l’idée que « la voie du dialogue et de la négociation entre les composantes de la société syrienne, avec le soutien de la communauté internationale, est l’unique option pour mettre fin au conflit. »

De fait, la Jordanie – frontalière de la Syrie, craignant la contagion du conflit et l’afflux incessant de réfugiés chez elle – a plusieurs fois réitéré son hostilité à toute intervention occidentale. Mercredi 28 août, l’agence de presse officielle Petra a rapporté que les territoires jordaniens « ne seront utilisés dans aucune action militaire contre la Syrie. » Le même jour, à l’issue d’une rencontre notamment au sujet de la reprise des négociations de paix israélo-palestinienne, le roi Abdallah II de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont appelé à une solution « globale » en Syrie « qui mettrait fin aux souffrances du peuple syrien », a annoncé un communiqué du Palais royal.

« Taire les armes »

Partageant les mêmes inquiétudes, le pape François lors de l’angélus du dimanche 25 août avait appelé à faire « taire les armes » en dénonçant une « multiplication des massacres et des atrocités », et a demandé à la « communauté internationale de trouver une solution ». « Ce n’est pas l’affrontement qui offre des perspectives d’espérance pour résoudre les problèmes mais la capacité de se rencontrer et de dialoguer », avait alors ajouté le Pape. Le lendemain, l’Ossservatore Romano, le quotidien du Vatican, avait critiqué les gouvernements occidentaux. « Les échos sur une intervention armée des pays occidentaux se font toujours plus insistants et de moins en moins freinés par le devoir de prudence. » Une prudence que le Patriarche latin de Jérusalem appelle de tous ses vœux. Dans un entretien accordé à Radio Vatican jeudi 22 août, l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Onu, Mgr Silvano Tomasi, avait, lui, affirmé, qu’au vu de « l’expérience au Moyen-Orient, en Irak, en Afghanistan », « de telles interventions armées n’apportaient aucun résultat constructif ». Cela risquerait même d’entraîner « une guerre mondiale », s’est alarmé à son tour Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen d’Alep.

Christophe Lafontaine