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Posté on 12 Mar 2015 in Actualité du Vatican, Église

Jérusalem célèbre le 2ème anniversaire du pape François

Jérusalem célèbre le 2ème anniversaire du pape François

JERUSALEM – Une messe a été célébrée le 11 mars 2015 au Centre Notre Dame à Jérusalem à l’occasion du deuxième anniversaire de l’élection du pape François, et à l’issue des deux jours de rencontre des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte. Dans son homélie, le Patriarche Fouad Twal, a évoqué le charisme du  « Pape des favellas venu du Nouveau Continent avec une culture latine, faite de chaleur, de misère et de spontanéité » qui en deux ans a conquit le monde entier. 

La messe a été présidée par le nonce apostolique, Mgr Giuseppe Lazzarotto, en présence des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, ainsi que de nombreux religieux et fidèles venus pour l’occasion.

L’homélie a été prononcée par le Patriarche Fouad Twal, lequel n’a pas manqué de souligner la « simplicité désarmante » de « celui qui monte dans le même bus que tous les autres cardinaux et évêques, qui porte seul sa mallette à la sortie de l’avion et a gardé ses souliers noirs de tous les jours » et qui en deux ans a conquit le monde entier.

« Depuis son apparition sur le balcon de la Basilique Saint Pierre il y a deux ans, le pape François n’a cessé de bouleverser les codes et de toucher les cœurs. Celui qui est le premier pape non-européen de l’Eglise Catholique depuis treize siècles, arrivé donc au Saint Siège sans porter le lourd fardeau de l’histoire douloureuse et complexe de l’Europe, est surnommé rapidement « l’ami des pauvres et des misérables », le « pape des favellas », venu du Nouveau Continent avec une culture latine, faite de chaleur, de misère et de spontanéité. »

Le Patriarche a évoqué « la proximité et l’amour débordant du Saint Père pour les pauvres et les délaissés ». Un amour qui « vient sans aucun doute de sa fidélité à l’Evangile et à l’Enseignement de Jésus » mais aussi de « son expérience personnelle, celle qu’il a vécue dans son propre pays en tant que prêtre, évêque puis archevêque de Buenos Aires. » Il a raconté comment il lui avait rendu visite il y a cinq ans, alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, qu’il avait été reçu en toute modestie dans un petit bureau, et comment en sortant de chez lui il avait traversé une véritable « cour des miracles », la cour de la cathédrale envahie de mendiants, estropiés, handicapés et indigents plus pauvres les uns que les autres.

« Ainsi, poursuivait le Patriarche, notre Saint Père qui a vécu toute sa vie de prêtre, d’évêque et d’archevêque au milieu des plus nécessiteux, ne pouvait pas une fois élu, oublier son passé et s’accommoder de la grandeur, de la richesse et de l’opulence du Vatican. Il souhaite reconstruire une société plus juste, sans avoir peur de commencer par l’Eglise elle-même : « une Eglise pauvre pour les pauvres ».

Enfin, Sa Béatitude, a rappelé comment il a eu la grâce depuis son élection de rencontrer le pape François plusieurs fois, et a souhaité terminer sur une anecdote touchante : « Lorsque j’étais à Rome le mois dernier, au moment de l’annonce des canonisations, j’étais également logé à la Maison Sainte Marthe ; je prends l’ascenseur pour descendre du troisième étage et au deuxième, la porte s’ouvre, et à ma plus grande surprise je me retrouve face à face avec le Saint Père qui accompagnait un archevêque argentin à l’ascenseur. Ma première réaction fut de lui dire, en italien : « Ma que stai facendo qui? » (Que faites-vous ici ?). Et lui de me répondre avec un grand sourire : « As Salamo aleikum !!! »

Et le Patriarche de conclure: « Al Salam, la paix, c’est ce dont nous avons tellement besoin dans tout le Moyen Orient. »

Myriam Ambroselli