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Posté on 1 Oct 2015 in Justice et Paix

Quel avenir pour les Chrétiens du Moyen-Orient ?

Quel avenir pour les Chrétiens du Moyen-Orient ?

 

 

ETATS-UNIS, Université Notre-Dame – Le 29 septembre 2015, Sa Béatitude le Patriarche de Jérusalem Fouad Twal a donné une conférence dans le cadre du forum Notre-Dame 2015-2016 « Foi, Liberté, et Monde Moderne, 50 ans après Vatican II ». Dans son intervention intitulée « Dans quelles mains se trouvent le futur des chrétiens du Moyen-Orient » le Patriarche a principalement abordé les difficultés des chrétiens du Moyen-Orient face à la montée des tensions politiques et religieuses ainsi que le conflit israélo-palestinien.

Dans son intervention à l’auditorium Hesburgh de l’université Notre-Dame, le Patriarche a abordé plusieurs points, dressant un bilan de la situation des chrétiens d’Orient, et tentant d’envisager leur futur sur ces terres déchirées.

L’Eglise de Jérusalem, une Eglise du Calvaire

Dans un premier temps, Monseigneur Fouad Twal a évoqué la situation précaire des Chrétiens de Terre Sainte. Bien que ces derniers soient une minorité en Cisjordanie, il a tout de même souligné le rôle important qu’ils jouent dans l’éducation en rappelant que « les catholiques en Palestine possèdent 115 écoles, dont certaines accueillent une majorité d’étudiants musulmans». Malgré cela, cette population est en danger étant donné « les traitements infligés par la bureaucratie israélienne ainsi que l’indifférence des musulmans pour les communautés chrétiennes ». Il a désigné l’Eglise de Jérusalem comme étant «  l’Eglise du Calvaire », invitant les chrétiens à être tournés vers la Croix du Christ et vers l’espérance de la Résurrection. Selon le Patriarche Fouad Twal, « malgré toutes les souffrances de la communauté chrétienne, il est impossible de vivre, d’aimer, de travailler à Jérusalem sans Jésus et la vision de la Croix ». Jésus lui-même avait « prié, travaillé et pleuré à Jérusalem ».

Les palestiniens, un peuple qui aspire à la justice, le respect et la dignité

Dans un second temps, Sa Béatitude a axé son discours sur le conflit israélo-palestinien. Selon lui, la grande majorité des palestiniens se battent pour leurs droits, ces même droits que revendiquaient des juifs auparavant. Le désir des palestiniens est d’avoir un état démocratique où règnent justice, respect et dignité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il s’est pourtant montré pessimiste quand à l’avènement d’une solution à deux Etats insistant sur l’urgence de briser « le cycle d’humiliation et de violence à l’œuvre aujourd’hui en Palestine ».

Le trafic d’arme : une véritable plaie pour le Moyen-Orient

Selon le Patriarche, l’une des difficultés qui empêche le Moyen-Orient de trouver la paix est « la politique sans éthique et la dangereuse rhétorique de l’extrémisme, le manque d’éducation et les spéculations des marchands d’armes qui contribuent au désordre actuel au Moyen-Orient ».

Enfin, le Patriarche a évoqué sa compassion envers les frères et sœurs arabes victimes de violences en rappelant le sort des 1.400.000 syriens et les 8.000 irakiens réfugiés en Jordanie. Le chemin vers la paix en Terre Sainte est encore long et sera difficile a-t-il reconnu tout en affirmant espérer un « avenir radieux » pour cette région du monde.

Calixte des Lauriers avec abouna.org.