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Posté on 23 Nov 2015 in Actualité du Moyen-Orient, Pour aller plus loin, S'informer, Slide, Œcumenisme

La revue « Proche Orient Chrétien » : de Jérusalem à Beyrouth

La revue « Proche Orient Chrétien » : de Jérusalem à Beyrouth

 

BEYROUTH – La revue Proche Orient Chrétien, créée par les Pères Blancs de Jérusalem en 1951 a été confiée à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, tenue par les Jésuites. A cette occasion, un colloque international sur l’œcuménisme s’est tenu à l’USJ le 12 et 13 novembre intitulé « Le défi de l’Église une, mission de la revue œcuménique francophone ».

Dès la création de l’ordre des Missionnaires d’Afrique en 1868, plus connus sous le nom de Pères blancs, leur fondateur, le cardial Lavigerie, leur avait donné pour mission de travailler à l’unité des églises d’Orient et d’Occident. Cette visée œcuménique a poussé à la création, en 1951, de la revue Proche Orient Chrétien, publiée au cœur même de la ville Sainte, lieu où la grande diversité des Eglises chrétiennes est largement représentée. La revue se donnait alors pour but d’approfondir l’étude de la tradition orientale et de communiquer sur l’actualité du Proche Orient ; en particulier en ce qui concerne les relations des Eglises chrétiennes avec les musulmans.

Au cours de ses 65 années de publication par les Pères Blancs de Jérusalem, la revue POC devient une référence internationale pour l’étude du christianisme au Moyen-Orient. Cependant le conflit entre l’Etat d’Israël et les pays arabes voisins, rendant difficile le contact avec la majorité des chrétiens du Proche Orient et l’absence de relève parmi les pères blancs de Jérusalem, poussent aujourd’hui ces derniers à confier l’ensemble de la publication de la revue POC à l’Université Jésuite de Beyrouth.

Ce changement n’empêchera pas les communautés chrétiennes de Jérusalem de continuer à faire entendre leurs voix. En témoignent les mots du père Frans Bouwen, père blanc résidant à la basilique Sainte Anne : « Nous avons l’intention d’établir une bonne équipe locale de POC, pères blancs et autres, pour s’assurer que Jérusalem et la Terre Sainte demeurent bien représentés dans le Comité de rédaction et que la vie des communautés chrétiennes y soit présentée toujours aussi fidèlement.  Bien sûr, il reste beaucoup à faire à Jérusalem, même sans la publication de POC, dans le contexte œcuménique et interreligieux principalement, et la revue continuera à servir comme instrument privilégié. »

Calixte des Lauriers