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Posté on 26 Jan 2016 in Actualité locale, Dialogue interreligieux, Dialogues, Politique & Société, Slide

Beit Gemal : visite de solidarité d’un groupe de juifs après la profanation du cimetière

Beit Gemal : visite de solidarité d’un groupe de juifs après la profanation du cimetière

BEIT GEMAL- En décembre dernier, des inconnus, non encore identifiés, avaient profané plusieurs tombes du cimetière salésien de Beit Gemal. 

Vendredi 22 Janvier, un groupe de juifs – plus de soixante personnes – est venu exprimer leur désaccord et leur tristesse suite à cet acte de vandalisme. Ils ont exprimé aux Salésiens leur proximité et leur solidarité.

Après un message de bienvenue du Supérieur de la maison des salésiens, le groupe s’est rendu au cimetière où les travaux de réparation ont déjà commencé. Les visiteurs ont ensuite désiré planter un olivier à l’entrée de la maison avant de se diriger vers le Sanctuaire de Saint Etienne et l’exposition sur l’histoire de ce lieu de mémoire, guidés par Beni Salzberg et par un frère Salésien.

Le moment fort de la rencontre a été la prise de parole de l’un des visiteurs, qui a évoqué la visite du Pape François à la Grande Synagogue de Rome, dimanche 17 janvier. Ce dernier s’est adressé aux Juifs comme à ses « frères et sœurs aînés » alors que le même jour, des personnes mal intentionnées avaient une fois encore sali les murs de l’Eglise de la dormition à Jérusalem à coup de graffitis insultants contre les chrétiens.

Le Saint Père a souligné avec beaucoup d’émotion combien les relations entre juifs et chrétiens s’étaient considérablement améliorées ces cinquante dernières années. Il a rappelé, en particulier, le document récemment publié par le Saint Siège, le 10 décembre dernier, où il est demandé aux catholiques de ne pas mener d’action prosélyte envers les Juifs, et de se rappeler qu’ils sont sauvés en suivant la religion de leurs pères.

Le groupe à l’origine de cette initiative de solidarité appartient à une organisation fondée en 2011 pour lutter contre toutes les formes de racisme en Israël, en coordination avec d’autres organisations qui poursuivent le même but.

Le nom de cette organisation est «TAG Meir » (light tag), par opposition à une autre organisation de colons ultra-nationalistes appelée TAG Mehir (price tag) : c’est leur signature lorsqu’ils vandalisent une mosquée ou un lieu chrétien (Tabgha, Beit Gemal, Latroun, Dormition, etc.). Le mot Mehir désigne le prix que le gouvernement israélien doit payer, car, selon ces ultra-nationalistes, les autorités ne favorisent par leurs objectifs.

Patriarcat latin de Jérusalem

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