Pages Menu
Categories Menu

Posté on 7 Sep 2016 in Administrateur Apostolique, Discours et interviews PbP, Slide

Mgr Pizzaballa : « L’Église de Terre Sainte n’a ni moyens ni pouvoirs. Elle n’a que le Christ et sa grâce »

Mgr Pizzaballa : « L’Église de Terre Sainte n’a ni moyens ni pouvoirs. Elle n’a que le Christ et sa grâce »

 

TERRE SAINTE – Mgr Pizzaballa explique la devise épiscopale – « Sufficit tibi gratia mea » (2 Co 12, 9) – choisie pour son ordination épiscopale qui aura lieu à Bergame (Italie) le 10 septembre, par l’imposition des mains du Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri.

« L’Église de Terre Sainte n’a ni moyens ni pouvoirs. Elle n’a que le Christ et sa grâce ». C’est en ces termes que Mgr Pierbattista Pizzaballa explique la devise épiscopale « Sufficit tibi gratia mea » (2 Co 12, 9) choisie pour son ordination épiscopale qui aura lieu à Bergame (Italie) le 10 septembre, par l’imposition des mains du Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri.

Dans le livret de son ordination, Mgr Pizzaballa revient sur le choix de cette devise :

« La Terre Sainte est à la croisée de divisions et de difficultés de toutes sortes : entre les Eglises, entre les religions monothéistes, et entre les peuples qui y vivent. Ces difficultés semblent toujours énormes et insurmontables. Dans ce contexte, l’Eglise peut sembler de prime abord dépassée par cette situation. D’autres peuvent être tentés de croire qu’ils sont appelés à porter les fardeaux de cette terre pour atteindre « leur propre salut » selon leurs moyens et leurs stratégies. Pourtant, dans ces circonstances, la Parole de Dieu nous rappelle que c’est sur la Grâce seule, et sur rien d’autre, que nous devons nous appuyer. L’Église de Terre Sainte n’a ni moyens ni pouvoirs. Elle n’a que le Christ et sa Grâce. Cette référence biblique a motivé le choix de ma devise : Nous devons être conscients que notre mission est de témoigner de la Grâce de Dieu qui, d’ores et déjà, nous a touchés, et avec laquelle nous devons toujours recommencer ».

Les armoiries choisies par Mgr Pizzaballa montrent la ville de Jérusalem comme elle était représentée au Moyen-Age sur les sceaux du royaume latin : «  Elle apparaissait comme une ville avec des murs et une porte, d’où émergent le dôme en forme de cône tronqué du Saint-Sépulcre, la Tour de David et la coupole ronde de l’actuelle mosquée. On pouvait lire, associée à cette représentation, la devise suivante : Civitas Regis Regum omnium. Les couleurs sont similaires à celles utilisées dans les armoiries de Jérusalem au cours du royaume latin, avec la croix d’or de Jérusalem sur fond d’argent. L’utilisation de ces couleurs est considérée comme « unique et exceptionnelle » en héraldique car elle contrevient à la soi-disant « règle Teinture» qui dit que « le métal ne doit jamais être mis sur le métal, ni la couleur sur la couleur ». Elle est possible seulement parce que Jérusalem est unique : de ce fait, ce n’est pas une erreur mais quelque chose qui a été accepté et qui attire l’attention. Par le choix de ces couleurs, l’héraldique rend hommage à la ville de Jérusalem en attribuant à elle seule les couleurs les plus précieuses. En héraldique, l’or est un symbole de la foi et de la vérité, et l’argent celui de la pureté, de l’innocence, de l’humilité et de la justice. Aujourd’hui encore, Jérusalem maintient sa vocation à être une maison de prière pour tous les peuples, et les trois lieux décrits dans les armoiries médiévales sont également une référence aux différentes traditions religieuses qui coexistent ici, et à la paix pour laquelle l’évêque est aussi appelé à s’engager ».