Pages Menu
Categories Menu

Posté on 23 Déc 2016 in Diocèse, Nouvelles du diocèse, Sacrements, vœux, ordinations, Vie liturgique

Ordinations diaconales au séminaire Redemptoris Mater de Galilée : « Le service est la forme la plus élevée que la vie peut prendre »

Ordinations diaconales au séminaire Redemptoris Mater de Galilée : « Le service est la forme la plus élevée que la vie peut prendre »

 

GALILEE- Le 9 décembre 2016, Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur Apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a présidé pour la première fois une ordination diaconale à Korazin. Formés au Séminaire Redemptoris Mater de Galilée, Giovanni Falorni originaire d’Italie et Juan Manuel Silva Lopez de Colombie ont été ordonnés diacres pour le Patriarcat latin. Quelques jours avant l’événement, leur compagnon du séminaire, Rodi Noura, un maronite d’origine libanaise a été ordonné diacre selon le rite maronite.

Plus de trois cents fidèles ont accueilli le nouvel Administrateur Apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, venu pour la première fois en tant qu’évêque à la Domus Galilaeae.  Jour solennel et festif pour Giovanni Falorni et Juan Manuel Silva Lopez mais aussi pour Mgr Pizzaballa lui-même, qui pour la première fois conférait une ordination diaconale et bien sûr pour le diocèse, qui se voit enrichi de nouveaux ouvriers pour la vigne du Seigneur.  Pour cette cérémonie, Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël, était présent ainsi que plus de trente célébrants parmi eux des prêtres du Patriarcat latin accompagnés de diverses personnes religieuses et consacrées de la Galilée et un nombre abondant de frères des communautés néocatéchuménales de Terre Sainte. Les deux ordinands étaient également entourés des séminaristes et frères de la Domus Galilaeae et de la Maison de Mamre de Jérusalem, des professeurs et des séminaristes de la Redemptoris Mater de Galilée  ainsi que de nombreux invités venus d’Espagne et d’Italie.

La liturgie fut ouverte par un salut cordial du recteur du séminaire, le père Francesco Giosuè Voltaggio, suivi d’une brève présentation des participants. Les lectures délibérément choisies pour l’occasion, résonnaient cependant admirablement avec le temps de l’Avent, ainsi que l’a observé Mgr Pizzaballa.

L’Évangile (Lc 12, 35-48) rappelait l’invitation de Jésus à la vigilance et la parabole de l’intendant fidèle. Celui-ci, comme l’a dit Mgr Pizzaballa dans son homélie, a tout de suite été pris comme le modèle du service diaconal, en effet « il ne s’agit pas tant de quelqu’un qui s’active, garde la maison, ou prépare les repas que de quelqu’un qui d’abord et avant tout attend le retour de son maître ».

L’évêque a également mis en lumière la mission propre au service diaconal dans le Nouveau Testament qui, au départ, est un service tourné vers les pauvres et la communauté. « Dans l’Evangile qui a été proclamé, a-t-il continué, l’accent est mis sur l’attente, comme on le voit clairement avec l’image de la porte qu’il faut ouvrir au retour du maître. Ce service d’ouverture de porte signifie que cette maison a été faite pour accueillir quelqu’un, ce qui signifie que ce n’est pas une maison fermée sur elle-même, qui se suffit à elle-même, mais que la personne la plus importante, que l’invité le plus attendu doit encore revenir. Une telle attente du Maître de la maison fait du diacre quelqu’un qui vit dans une relation particulière avec le Christ, qui ne pense à rien d’autre qu’à Lui ». Le temps du diaconat par conséquent n’est donc pas fait pour remplir des trous, des espaces vides, des attentes, mais pour les ouvrir en se tournant vers Celui qui doit venir. Le Maître, c’est à dire le Christ, va venir et à ce moment-là Il se montrera comme le véritable serviteur, ayant ses reins ceints et se mettant au service. »

« C’est seulement en attendant un tel Dieu, a conclu le prélat, seulement en gardant la porte pour le laisser entrer, qu’alors notre vie saura choisir librement le service, non pas comme un fardeau, ni comme quelque chose pris de moi, mais comme la forme la plus haute que la vie peut prendre. »

Le 20 novembre dernier, des mots semblables avaient été prononcés par Mgr Moussa El Hage, archevêque maronite de Haïfa et de la Terre Sainte, quand il présidait l’ordination  de Rodi Noura, israélien d’origine libanaise, devenu diacre pour son diocèse. Formé au séminaire Redemptoris Mater,  Rodi Noura  participait également au service de la célébration du 9 décembre.

Dans ces deux occasions, l’ordination a pris fin avec une grande fête dans laquelle tous les invités ont pu exprimer chaleureusement leur bonheur pour les charismes dont le Seigneur pare son Église : des dons qu’elle garde et qu’elle protège avec amour. Comme témoignage de ce soin, l’Administrateur Apostolique a consacré la journée suivante à la visite du séminaire Redemptoris Mater.  Lors de cette journée, après la prière des Laudes, l’archevêque a consacré son temps pour écouter et échanger avec les formateurs et les séminaristes.

Source : Séminaire Redemptoris Mater

[pe2-gallery album= »http://picasaweb.google.com/data/feed/base/user/medialpj/albumid/6363908511101903521?alt=rss&hl=en_US&kind=photo » ]